29 000 € de cheveux de Napoléon enchâssés dans des montres de luxe
Drôle d'entrée pour les marques de montres suisses haut de gamme... On connaissait déjà Romain Jérôme, dont les montres intègrent des morceaux de météorite, duTitanicoude la mythique DeLorean de la trilogieRetour vers le futur.Plus récemment, les Anglais de Bremont ont intégré aux flancs ou dans le rotor de leurs éditions limitées 100 % britanniques des fragments de Spitfire, des rouages issus des machines à coder de la Seconde Guerre mondiale, des morceaux du pont duHMS Victory, le trois-mâts de l'amiral Nelson, et mêmeun morceau de l'aile du premier avion des frères Wright.Ou comment porter au poignet un fragment de l'histoire de l'Angleterre, ou de l'humanité... Après tout, acheter une montre de luxe, c'est encore et toujours l'histoire qu'elle porte en elle.
De l'ADN de Napoléon dans des montres !
Et l'histoire a un prix, parfois déraisonnable, tel le chapeau de Napoléon qu'un riche entrepreneur sud-coréen s'est tout récemment offert pour la coquette somme de 1,9 million d'euros. Un signe extérieur de culture, de richesse, et de réussite. Mais il est une frontière qui n'avait pas encore été franchie dans le microcosme du luxe horloger : mettre de l'humain, au sens propre, dans une montre. Avoir de l'ADN de Napoléon dans celle que vous porterez au poignet, voilà l'étrange promesse de l'horloger suisse DeWitt, qui produit environ 1 500 montres de luxe par an. En effet, une série limitée incorpore sous le verre de la montre, sous une effigie de l'empereur, un tronçon d'un demi-millimètre d'un cheveu ou d'un poil de l'empereur, protégé par un vernis. Un tronçon qui ne sera donc visible qu'à la loupe, voire au microscope.
La première "intégration" d'ADN s'est déroulée mardi dernier à Genève, à la manufacture DeWitt, en présence d'un huissier. "Napoléon était déjà idolâtré de son vivant. Ses admirateurs ramassaient ses cheveux pour les conserver", explique Viviane DeWitt, dirigeante de la manufacture. Quant à elle, ces cheveux, elle les a achetés pour 29 000 € lors de la dernière vente aux enchères de souvenirs napoléoniens de la collection de la famille princière de Monaco qui s'est déroulée en novembre à Fontainebleau. Précisément, ils proviennent de deux lots distincts, l'un estimé de 3 000 à 5 000 € et adjugé à 16 750 €, l'autre estimé de 1 500 à 2 000 € et finalement adjugé à 12 880 €.
Esprit de famille
Vous avez dit fétichisme, adoration, voire culte napoléonien ? Ce n'est sans doute pas faux tant le culte napoléonien reste fort, encore aujourd'hui. Mais l'horloger DeWitt a une raison bien plus personnelle de se lancer dans une démarche marketing aussi étrange : l'époux de Mme DeWitt est en fait un descendant direct de Jérôme Napoléon (1784-1860), le plus jeune frère de l'Aigle. Cette série limitée à 400 ou 500 exemplaires de montres incorporant l'ADN impérial devrait être proposée aux nostalgiques ou aux amateurs de sujets de conversations horlogères atypiques pour environ 8 000 euros. Les premiers exemplaires produits de ces DeWitt Glorious Knight et Academia Steel en acier sont d'ores déjà en vente à la manufacture Meyrin, à Genève.
没有评论:
发表评论